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Ali Tur, architecte colonial
Le 12 septembre 1928, la Guadeloupe est frappée par un cyclone resté tristement célèbre dans notre histoire. Le pays est dévasté, le patrimoine immobilier tant domestique qu’officiel est à reconstituer, d'autant qu'en l’an 1935 doit être célébré le tricentenaire du rattachement de la Guadeloupe à la France : le pays doit “offrir un autre visage”.
La Guadeloupe est alors sous l’autorité du gouverneur Tellier qui, lors d’un voyage à Paris début 1929, désigne un certain Ali Tur comme architecte de la Guadeloupe.
Ali Georges Tur est né à Tunis en 1889.
Après de brillantes études d’architecture interrompues par la guerre 1914-1918, mais honorées de nombreux prix d’excellence, il est intégré en 1925 dans la liste des 10 architectes du ministère des colonies.
Son œuvre de reconstruction du patrimoine architectural guadeloupéen est caractérisée par un style très particulier encore archi-présent aujourd’hui dans le paysage urbain de l’île.
Bien qu’il se défende d’intégrer à son art des traditions locales à son style, Ali Tur tenait compte principalement de contingences climatiques.
Ainsi a-t-il écrit à propos de la ventilation et de l’ensoleillement :
“ Ces deux nécessités ont conditionné en grande partie l’architecture de la Guadeloupe renaissante. D’une part, j’eus toujours soin d’orienter tous mes bâtiments de manière à ce qu’ils puissent être traversés de part en part par la brise: je n’eus jamais que des pièces ouvertes sur leurs deux faces vers l’extérieur, j’eus soin de remplacer les panneaux de portes, les vitres des fenêtres et même certaines parties de cloisons intérieures par des lames de persiennes orientables suivant les besoins.
D’autre part je construisis, autant que le permirent les crédits disponibles, des galeries couvertes ou des auvents qui abritent les façades ou les baies, des rayons directs du soleil. ”

Patio du Palais de Justice de Pointe-à-Pitre

Eglise de Morne à l’eau
Au hasard des promenades à Pointe-à-Pitre, à Basse-terre, à Morne-è-l’eau ou dans d’autres communes, Ali Tur est incontournable.
En effet, plus d’une centaine de bâtiments administratifs ou religieux font partie de l’héritage qu’il a légué aux Guadeloupéens.
Pour découvrir d’autres précisions techniques, nous vous renvoyons au site intitulé Ali Tur, itinéraire d’une reconstruction, site conçu et animé par l’architecte guadeloupéen Christian Galpin. | |
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