Sommaire du
numéro 47
Mars 2001

Edito : Un coup de barre, Mars et ça repart...

Kamo : Léa , Chevalier, Zaza à Bobino ...

Recette : Charlotte antillaise

Un peu d'histoire : Photo souvenir - Les reconnaissez-vous ?

Un peu d'histoire : On gwo mouch

Un peu d'histoire : Municipales - Le saviez vous ?

Bieeen grillées ...

Courrier des internautes 03/2001

Une souris sur Mars

Bieeen grillées ...


On le sait tous, les choses changent et c'est normal.
Ce sont ces changements qui apportent les améliorations dans la vie de tous les jours et la rendent, ma foi plus agréable à chacun.
Mais quand même, certains changements sont de trop!
Qu'il n'y ait plus de tinettes dans les rues de Pointe-à-Pitre, d'accord, mais qu'il n'y ait plus de vendeur de sinobol non plus, là je dis: remboursez !!!

Mars, Nuts, Lion, M&M's et autres Malabar ou Carambar : publicité télévisée débridée et américanisme aidant, tous ces produits sont en passe de détrôner nos kilibibi, nos sik a pistache et nos sik a coco à tête rose soigneusement rangés dans les vitrines en bois et vendus à 10 centimes à la sortie de la messe. Si nos mères savaient que les 50 centimes confiés pour la quête finissaient presque irrémédiablement dans un tiroir caisse elles auraient sûrement été moins généreuses avec le Bon Dieu.
Il parait que l'on trouve encore quelques doucelettes et quelques sik a nwa et a pistach au milieu de la rue Frébault. Tant mieux !
Mais on est loin de la vague déferlante des friandises importées en masse.
On peut avec nostalgie regretter la disparition des marchandes à pieds avec leur célèbre "an ni piiiiistaaaach, bieeeen grillé". Seules resistent encore quelques marchandes de "seeeeerbé" et deux ou trois vendeurs ambulants de bokitt qui jalousant les produits americains se transforment en vulgaires sandwichs. La pétillante bouteille d'ordinaire si raffinée s'est laissée rattraper par son nom et est aujourd'hui une vulgaire boîte en fer blanc.
Quant aux vendeurs de sinobol, leurs cabouets autrefois en grand nombre fondent comme glace au soleil.
Sans parler des patinettes fabriquées par les enfants à l'aide de quelques planches et des roulements à billes qui ont cédé la place aux trotinettes industrielles, portables facturées plus de 900 Francs frais médicaux non compris...

Heureusement, il nous reste encore les tourments d'amour du débarcadère des Saintes et enfin le renouveau des fruits confits de plus en plus imaginatifs, depuis les popotes à fruits à pain jusqu'aux surelles et autres chadek en passant par les pruneaux de surettes (à ne pas rater: un vrai délice).
D'ailleurs la résistance s'organise, car sur Paris il est maintenant coutumier au sortir d'un match ou d'un concert antillais
de pouvoir s'offrir un bon bokitt , un petit pâté à la viande ou, bonheur suprême un sandwich au maquereau avec juste ce qu'il faut de piment.
Oui, mais bon, l'ordinaire est toujours en boîte !